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Retrouvez notre site en version mobile Où se trouve l'école de musique et de danse Jacques Ibert ?

Connaissez-vous Jacques Ibert ?

L’Ecole de Musique et de Danse des Andelys porte le nom de Jacques Ibert. Si ce nom est bien connu des musiciens et mélomanes avertis, force est de constater que le grand public ne sait que bien peu de choses de Jacques Ibert et de son œuvre. Pourtant, cette dernière est de premier ordre et ô combien belle et inspirée. C’est donc pour éclairer les Andelysiens et les élèves de l’Ecole que nous rédigeons ces quelques lignes.

Jacques Ibert est né en 1890 à Paris et est mort en 1962, dans la même ville. Son père était d’origine normande et son oncle,  Adolphe ALBERT, peintre impressionniste, habitait au Petit-Andely. Le jeune Jacques y passait ses vacances, dans une maison située près de l’église Saint-Sauveur, qui possède un orgue du 17ème siècle sur lequel il avait joué à plusieurs reprises.

Sa mère, excellente musicienne, l’a initié dès l’âge de 4 ans au piano. Prédestiné par son père à reprendre l’entreprise familiale, Jacques Ibert décida d’intégrer le conservatoire de Paris pour devenir compositeur. Il restera attaché à la région où il achète une chaumière à Longuemare, près des Andelys, en 1926. Il y viendra très régulièrement en villégiature et y composera des œuvres importantes dont son opéra-comique Le Roi d’Yvetot.

Premier Grand Prix de Rome en 1919, il sera directeur de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) puis directeur des théâtres lyriques à Paris et membre de l’Académie des Beaux-Arts.

Jacques Ibert a été en parti influencé par le mouvement néo-classique du 20ème siècle. Ce mouvement musical est né de la volonté de réagir contre le romantisme et prône un retour à une certaine simplicité et à une grande rigueur formelle, à l’image de la musique des maîtres des 17ème et 18ème siècles. L’artisan, à l’origine de ce mouvement, est Erik Satie. Ainsi, plusieurs admirateurs de cette nouvelle esthétique formèrent le groupe des six.

Jacques Ibert, lui, n’appartient pas à un groupe précis. Il est classé en tant qu’indépendant plus nuancé que le groupe des six. Sa musique est décrite comme mélodique, élégante, subtile, raffinée, faisant preuve d’une fantaisie spirituelle et d’une orchestration riche. Son œuvre est abondante et échappe à toute définition. Il a écrit notamment une douzaine d’opéras, opéras-comiques, opéras-bouffes, opérettes et musiques de ballets. Il est également à l’origine d’une soixantaine de musiques de films. A cela s’ajoute une importante œuvre musicale pour divers ensembles, du trio à l’orchestre symphonique, et quelques œuvres vocales.

 

Parmi ses œuvres, nous avons particulièrement aimé :

Andante espressivo, un des Deux interludes pour clavecin, violon et flûte, remarquable par la beauté de sa ligne mélodique.

La Fantaisie, extraite des Six pièces pour harpe, pour la beauté des ses harmonies, qui rappellent certaines pièces pour piano de Debussy

Le Concerto pour flûte et orchestre, dynamique, rythmique et coloré, parfois jazzy, rappelant cette fois-ci l’oeuvre de Gerschwin.

 

Jacques Ibert est donc considéré comme un musicien complet, perpétuant une pure tradition musicale française. Henri Dutilleux disait de lui qu’il était le chef incontesté de l’école contemporaine, mais laissons à Jacques Ibert le soin de se définir lui-même :

« Ce qui compte en art est plus ce qui émeut que ce qui surprend. L’émotion ne s’imite pas : elle a le temps pour elle. La surprise se limite : elle n’est qu’un effet passager de la mode. »

L’œuvre de Jacques Ibert est immense, en nombre d’opus, mais aussi en qualité musicale. Elle s’inscrit en partie dans la mouvance néoclassique du XXe siècle mais reste extrêmement mélodique. Jacques Ibert est une figure majeure de la musique française du XXe siècle et les élèves de l’Ecole de Musique et de Danse des Andelys peuvent être fiers d’être associés à ce très grand compositeur.

 

Les élèves de la classe de Culture Musicale, 3e année et leur professeur, Fabien Desseaux