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A quoi sert la formation musicale ?

Tout d’abord, à pouvoir avancer sans restriction en instrument. Connaître le langage musical rapidement, cela veut dire aussi apprendre plus vite ses morceaux et en découvrir d’autres plus rapidement.

 

Ensuite, à devenir autonome. Rares sont les élèves qui prennent des cours toute leur vie ! Tous les enseignants ont comme objectif de rendre autonomes leurs élèves afin qu’ils puissent profiter de la musique même lorsqu’ils auront quitté l’école de musique. Tout comme à l’école où l’enfant doit apprendre à lire, écrire et compter pour ensuite pouvoir avancer seul !

La certaine rigueur qu’exige l’apprentissage de la musique et donc de la formation musicale permet à l’enfant d’obtenir des méthodes de travail différentes de celles apprises sur les bancs de l’école, de développer ses connaissances en culture générale et son ouverture vers d’autres cultures.

Enfin, la notion de partage, d’échange, un des intérêts principaux de la musique, ne peut se trouver exclusivement dans un cours d’instrument individuel mais plutôt dans les disciplines collectives.

 

Pourquoi la formation musicale est obligatoire ?

Un cours d’instrument dure une demie-heure dans les premières années puis trois quarts d’heure ensuite. Il faut apprendre à bien se positionner, à bien respirer, connaître ses doigtés, déchiffrer des morceaux, les répéter, parfois les apprendre par coeur, … Que de choses ! En si peu de temps, le professeur d’instrument ne peut pas en plus apprendre à l’élève tout le langage de la musique, développer son oreille, travailler les rythmes, etc. !

 

Qu’est-ce que c’est ? Qu’y fait-on ?

La formation musicale réunit plusieurs disciplines :

Le solfège

Ce qui semble le plus rébarbatif… ! Cela concerne la théorie pure : lecture de notes, de rythme, apprentissage des codes. C’est la base à connaître, tout comme on apprend l’alphabet, la grammaire, la conjugaison, etc. Avec un tout petit peu de travail régulier, on apprend vite ! Pas besoin d’y passer des heures ! Mais il faut un peu de courage pour s’y mettre !

Le chant

C’est apprendre à placer sa voix pour mieux utiliser ses oreilles. C’est assez difficile à travailler tout seul chez soi sans aide. Il faut idéalement avoir un clavier à disposition pour pouvoir se donner les notes. Un petit xylophone d’un octave et demi, instrument à percussion facile d’utilisation, peut faire l’affaire. Et cela aide aussi à faire plus facilement les dictées mélodiques !

La pratique du rythme

Sentir le rythme est essentiel au partage de la musique. Dans un orchestre, s’il y a quelques notes fausses cela est gênant mais pas dramatique. Si tout le monde joue à une vitesse différente sans respecter les rythmes, cela devient une véritable cacophonie ! Tout le monde sait faire du rythme, rares sont les véritables « arythmiques ». Le rythme est quelque chose de naturel que chacun porte en soi mais qu’il faut apprendre à trouver.

Les dictées

Cela sonne un peu barbare « dictée »… Et puis à quoi cela peut-il concrètement servir ? Les partitions recopiées sont ensuite corrigées et la dictée suivante est encore différente…

La dictée est pourtant, en terme d’autonomie, une des disciplines les plus importantes. On doit faire appel à toutes ses connaissances musicales : notes, rythmes, tessiture, instrumentation, écriture, oreille, chant, …

Voici un exemple concret parmi tant d’autres de l’utilité de la dictée :

Quel musicien n’a pas dit :

« J’aime bien ce morceau ! J’aimerais le jouer mais je ne trouve pas la partition ! »

Tant que l’élève a un professeur, ce dernier se démène non pas pour trouver la partition qui la plupart du temps n’existe pas ou est pratiquement introuvable, mais pour la recopier « à l’oreille », c’est à dire en dictée. Le matériel musical n’est pas toujours à notre disposition, même avec ce formidable outil qu’est internet. Le jour où l’élève n’a plus de professeur, il vaut mieux qu’il sache se débrouiller seul pour faire de la musique sans restriction plutôt que de se trouver privé d’un morceau qu’il aime faute d’en trouver la partition !

L’analyse

C’est comprendre la construction d’une partition (à titre comparatif, comme une analyse littéraire). Cela aide à savoir quelle histoire raconte le morceau, dans quelle « dialecte » le compositeur l’a racontée.

La culture musicale et l’histoire de la musique

Savoir dans quel contexte musical, historique, politique, religieux est composée un oeuvre développe l’imagination et par conséquent la manière que nous avons d’interpréter cette oeuvre. On ne jouera pas dans le même esprit une danse de cour qu’une marche militaire, une pièce pour piano de Brahms ou de Schumann bien qu’ils soient sensiblement de la même époque !

L’apprentissage de l’écoute et de la critique constructive

En formation musicale, une grande place est faite à l’échange. Donner un avis, l’argumenter même de manière simple est une chose que nous exigeons des gens tout au long de la vie, dans leurs études, leur travail.

Mais si dire « J’aime » ou « J’aime pas » est facile, répondre à la question « Pourquoi ? » l’est moins !

Apprendre à construire une argumentation avec des éléments concrets, donner un avis personnel sans craindre les moqueries, accepter les choix et arguments des autres, les écouter, tout cela fait partie intégrante de la musique !

 

Certains ont vécu dans leur enfance des histoires dans les cours de « solfège » qui ne sont plus que légendes aujourd’hui ! On ne peut obliger tous les enfants à aimer la formation musicale, tout comme on ne peut les forcer à aimer les épinards. Cependant, l’étiquette qui colle à la peau de cette matière joue beaucoup sur l’avis que s’en font les élèves. Les méthodes d’enseignement ont beaucoup changé cette dernière décennie et sont vraiment plus ludiques et attractives qu’autrefois. Il faut goûter avant de dire qu’on aime pas !

 

Clarisse Bertucci